Wednesday, September 21, 2011

Coureux indépendant

C'est ma première saison de cross country sans équipe s't'année. La torche est passée : Jérémie Pellerin continuera le travail que j'ai fait les trois dernières années pour l'Université de Moncton dans le circuit Atlantique, tandis que moi je disparaitrai gracieusement dans les ombres du cross country senior. C'est un peu déprimant pour être honnête, je m'étais habitué à l'idée d'être un "big fish in a small pond".

C'est une position assez particulière, et elle arrive quand on arrive au point que même si l'on a la pire course de notre vie, on termine inévitablement au sommet de notre équipe. Une hiérarchie sociale se forme, puis on accède à un statut de dominance permanente. Dans mon temps sur l'équipe, j'aurais pu terminer douzième dans une course présaison dans le circuit Atlantique... ce qui n'est vraiment rien à se braguer quand on est vraiment dévoué au sport. Mais malgré ça, j'avais les félicitations et même presque l'adulation de mon équipe, pour le simple fait d'avoir terminé en avant d'eux.


D'où l'importance d'avoir de la compétition à l'intérieur d'une équipe. Je pouvais ben faire toute les comparaisons aux membres des autres équipes, d'essayer de me voir comme un individu plutôt que le membre d'une équipe, mais malgré tout ça, j'avais toujours le fait d'être le premier de mon équipe comme une nette de sécurité si j'adonnais à tomber. Ça donné qu'en fin de carrière, je me suis satisfait (en fait j’étais très heureux) d’une médiocre performance sur le plan national : 74e au championnat du Sport interuniversitaire Canadien.


Donc j'envoie cet avertissement à Jérémie, puis un appel aux Acadiens en 12e année : UdeM a besoin de plus qu'un coureur qui peut terminer au top 10 au SUA. C'est le temps de construire une nouvelle équipe, ne prenons pas ça à la légère!

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